Jour 27 : Plouguerneau - Landéda

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Jour 27

🌊Date : 27 mai

🌊Distance : 28,8 km

🌊Départ - Arrivée : Plouguerneau - Landéda

🌊Abers : 1 down, 2 to go

Oooh comme je l’écris tard ce post - et même pas sûre d’arriver au bout avec la batterie qu’il me reste. Il faudra me pardonner : j’ai retrouvé un peu de wifi, et donc Koh-Lanta. Il y a tellement de plot twist cette saison que ça m’a retourné le cerveau, je ne suis pas sûre d’arriver à dormir. 


Ce matin, j’ai entendu le gérant du camping mentir comme un arracheur de dent au téléphone « oui oui, il fait très beau ... ah non il n’y a pas de vent ... je suis en short ... » mais je dois lui rendre raison : en quelques heures, le temps avait de nouveau changé et la météo est revenue au beau fixe : tant mieux, car ça m’aurait embêtée de louper les paysages de ce matin. Depuis mon sentier, javais une vue incroyable sur le phare de l’île Vierge (le plus haut d’Europe, enfin au moins en pierre de taille). Ça faisait déjà quelques jours que je l’apercevais, et il était magnifique vu de plus près. La côte ici est parsemée d’îlots et de phares : tout ça me donne très envie de revenir et d’y passer plus de temps pour explorer plus en détail. 

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Mais aujourd’hui, j’avais surtout rendez-vous avec mon premier aber. C’est le nom breton du ria, qui s’apparente aussi, dans certains cas, à un estuaire - tournez vous vers Wikipedia pour plus de précisions géologiques ; il s’agit, en gros, du sillon creusé dans la falaise par un fleuve qui se jette dans la mer. J’en ai déjà vu dans mon périple - par exemple celui du Tréguier dans les Côtes d’Armor, même s’il ne portait pas le nom d’aber. Je commence donc à connaître le principe, et je dois dire que c’est un des trucs les plus éprouvants psychologiquement : passer de longues minutes / heures / jours à descendre le lit d’un fleuve en sachant qu’on va ensuite le remonter et que si QUELQU’UN avait pensé à construire un pont, on n’en serait pas là. Enfin bon. L’Aber Wrac’h n’était pas trop long, le sentier avait la bonne grâce de ne pas trop serpenter de haut en bas de la falaise et surtout le paysage était magnifique. J’ai fait ma pause dej en bout de l’aber, sur une pointe où personne n’est venu me dérangeant, en admirant mes chaussures qui finissaient de sécher (elles étaient encore humides ce matin, une expérience traumatisante dont je ne veux plus jamais parler. BAAAH)

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J’ai remis Radio Roland Garros cet aprèm, pour le plaisir d’entendre les anglais commenter le match de Peeair Hoog Hairbear(vous l’avez ?) qui, comme son compatriote la veille - Neecola Mahoo- a effectué une remontada d’anthologie qui m’a donné un grand sourire. Etant donné que je n’utilise pas mes écouteurs, je mets le volume en haut parleur sur mon téléphone, ce qui fait de moi j’imagine l’équivalent de ces types qui mettent leur musique à fond dans le métro (même si évidemment je coupe la radio : la musique / les podcasts dès que je croise du monde - ce qui est parfois fort rare). Pour ceux qui n’aiment pas la radio ou les anglais, le live (écrit) du Monde est toujours hilarant - mais moins pratique en ce qui me concerne. 

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J’ai fini ma journée par le tour, fort joli d’ailleurs, de la pointe Sainte Marguerite ; j’avais hâte de me mettre sous ma tente car, outre l’émission de TF1 susmentionnée, j’ai commencé l’autre jour An American Marriage de Tayari Jones. Ca faisait quelque temps que je n’avais pas lu de fiction et pour l’instant, je suis transportée. Entre ça, mon sac de couchage si confortable, le bruit des vagues, et celui de la corne de brumes et le vent qui souffle dehors, je ne voudrai être nulle part ailleurs. Bonne nuit !

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