Jour 45 : Plogoff - Kersigny

IMG_9792.jpeg

Jour 45

😦Date : 14 juin

😧Distance : 23 km

😧Départ - Arrivée : Plogoff - Kersigny

😧Km cumulés : 1005 !!!

Oups, il est un peu tard alors que je commence enfin la rédaction de ce post. J’ai une très bonne excuse (ou une très mauvaise, selon votre opinion sur la question) : je regardais Koh-Lanta. Bon, à vrai dire quoi qu’il arrive mon regularly scheduled programmingaurait été perturbé : j’ai planté ma tente avec vue sur mer et j’ai passé quelques heures ce soir à finir mon bouquin en regardant les vagues. Du coup, tout le reste s’est télescopé et j’ai mangé mes ramen en passant un coup de téléphone après une douche éclair et avant que j’ai le temps de dire ouf, Denis Brogniart m’attendait. Si vous m’imaginer en train d’écrire en sirotant des cocktails au bar du camping, détrompez vous : je blogue depuis ma tente, la tête vaguement relevée contre mon sac à dos, la plupart du temps en luttant contre le sommeil (d’ailleurs je suis en général incapable de me souvenir le lendemain de ce que j’ai écrit). Ca me prend une bonne heure tout compris et même si je me suis faite aux longs textes tapés sur mon iPhone, j’ai quand même hâte de retrouver mon ordinateur ... 


Ça avait très mal commencé ce matin : Google Maps m’a trahie (après tant d’années de soutien infaillible de ma part !) et m’a envoyée sur un sentier complètement envahi par les ronces et les hautes herbes. Tellement d’ailleurs que je ne l’ai pas trouvé au premier abord et que j’ai, en vain, tenté de trouver un autre passage à travers champs (littéralement, en essayant d’écraser le moins possible les pousses de je ne sais quoi) avant de revenir sur mes pas. J’ai fini par trouver un moyen d’y accéder mais évidemment, ce fut au prix de mes fringues et de mes chaussures, qui se sont vite retrouvées saturées d’eau. La preuve en image ci dessous. Cette petite mascarade m’a en plus pris un temps fou, et j’ai mis une demi-heure à retrouver le GR au lieu des 10 mn annoncées. Ambiance. 

IMG_9768.jpeg


J’ai doucement quitté le Cap Sizun aujourd’hui, d’abord en marchant à flanc de falaises - mais bien plus douces que de l’autre côté de la pointe du Raz. Je suis passée par quelques ports-abris, construits par les capistes pour protéger leurs bateaux des violentes tempêtes qui secouent la baie d’Audierne (ce dont je ne peux qu’attester). Ce sont des constructions incroyables : les failles dans les falaises sont exploitées et aménagées dès que possible et continuent 10, 20 bateaux chacune. Progressivement, le littoral s’est adouci, avec de plus en plus de plages de sables ; ceci dit, avec ce vent incessant, j’ai du me trouver un repli de rochers pour manger un peu à l’abri. 

IMG_9779.jpeg
IMG_9785.jpeg


J’ai fini par arriver à Audierne en début d’après-midi : rien n’était ouvert avant 15h, ce qui m’a donné l’occasion de faire tout un tas de choses palpitantes, comme mettre à jour ma carte vitale histoire d’entériner mon changement de caisse. Comme j’ai rendu les clés de mon appartement parisien, j’ai changé pour cet été mon adresse de domicile pour celle de mes parents qui, les pauvres, reçoivent un tas de paperasse de bienvenue dans l’agglomération rennaise à mon nom. BREF. Audierne a fini par se réveiller de sa sieste déjeunatoire et j’ai pu aller chercher ce qui me manquait au supermarché et à la boulangerie. J’ai encore acheté un kouign-amann qui trône, non entamé, dans ma tente à l’heure où j’écris : j’ai eu les yeux plus gros que le ventre. A ce propos, je commence (parce que c’est la fin ?) à avoir vraiment envie de légumes et de cuisiner : un sacré exploit en ce qui me concerne. 

IMG_9790.jpeg
IMG_9795.jpeg
IMG_9788.jpeg

Après Audierne, je suis définitivement sortie du Cap pour entamer ma longue dernière ligne droite vers Saint-Guénolé. Comme je le disais hier, le littoral est beaucoup plus plat, avec de longues plages de sable, donc ça devrait aller. Et puis je connais bien le chemin. J’aurais pu arriver demain soir en faisant deux grosses journées mais j’en envie d’en profiter un maximum ; ce sera donc dimanche midi. En arrivant ce soir, j’ai constaté que j’avais passé la barre des 1000 km ! Sans m’en rendre compte ! (En même temps je ne sais pas ce que j’aurais fait si je m’en étais rendue compte ... j’aurais sauté à l’eau ?) Je garde pour l’instant mes pensées pour le bilan de fin, mais je peux quand même vous dire que je trouve ça complètement dingue ! 

Aller, je vais aller profiter de mon avant-dernière nuit au son des vagues ; à demain pour la suite des aventures ... 

IMG_9796.jpeg