Pornic, Pénestin : ici et ailleurs

Pornic

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Hello hello hello. Je vous écris de la terrasse de la crêperie du Phare ; comme tous les jours, j’ai oublié de me faire à manger (enfin pour être précise, ce matin, j’ai eu une petite panne de réveil), et aujourd’hui, j’avais un peu la flemme de pédaler pour retourner trouver une boulangerie ouverte. Donc : crêpes. Il y a pire pour une pause dej. Et j’ai oublié de prendre un livre, ce qui me donne l’occasion de commencer enfin cet article ; je le repousse depuis des jours, j’ai vite l’angoisse de la page blanche sur mon ordinateur. C’est moins intimidant ici. 

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Tout va toujours bien dans mon bout du monde. « La saison » a commencé et pour la première fois de ma vie, je suis côté local, et pas touriste ; jusqu’à dimanche, le monde se souhaitait bonne saison et j’ai l’impression d’avoir été admise dans le club. Je continue à bosser dans le job-d’été-le-plus-cool-du-monde et à tester à peu près tout ce qu’il existe dans le pays bigouden. On s’est bien marré l’autre jour sur les paddles du centre nautique de l’Ile Tudy, et je suis allée faire un saut aux Glénans la semaine dernière ; j’étais loin d’être toute seule, mais une après-midi dans ces eaux caribéennes valait bien le bain de foule.

A propos d’activité nautique, le vent tarde à se lever par ici, ce qui est vraiment exceptionnel. Ma planche n’a pas bougé du garage. En même temps, ce n’est qu’une chose parmi tant d’autres ici qui sont soumises aux aléas du temps, aux horaires des marées, et plus généralement au bon vouloir de la nature. Croyez-moi, quand on a plutôt l’habitude d’avoir sa vie régie par le bon vouloir de la RATP, c’est parfaitement délicieux. Sauf bien sûr quand le vent de terre se réveille et que je souffre un peu sur mon petit vélo ... 

Aux Glénans

Aux Glénans

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J’avais loué une voiture pour mes premières semaines ici et je me suis empressée de lui présenter les ruelles un peu étroites (un peu striz, comme on dit ici) de Kérity et les poteaux électriques qui vont avec. Bilan : toute la portière arrière à refaire, malgré une vitesse de pointe à 2km/h. J’aurais dû me douter que c’était vraiment une très mauvaise idée de me confier une Twingo flambant neuve ... Toute ma caution y est passée. Ambiance. Je savais bien que j’aurais mieux fait de continuer à me déplacer à pied. 

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Ceci étant dit, tant qu’à faire, je l’ai rentabilisée au maximum : elle m’a accompagnée à deux reprises un peu plus à l’est ... Il y a quelques semaines, les cheveux encore trempés de mon après-midi à la plage, j’ai commencé par aller retrouver mes copines à Pornic, comme tous les ans depuis 2017. Même si j’ai passé trois ans à Nantes, je ne connaissais pas Pornic avant que Maud nous y emmène. C’est notre rendez-vous de l’été, et nous ne changeons ni de logement, ni de programme, ni de menu. Cette année encore, on a donc traîné nos sandales à la plage, mangé des moules-frites et des glaces à la Fraiseraie, conclu deux parties de belote sans presque s’engueuler, et bouquiné sur la terrasse. Comme d’habitude, c’était parfait, et j’ai introduit à l’approbation générale la seule révolution du week-end en délocalisant le rosé piscine, ce truc de parisien, en Loire-Atlantique. Adopté pour les prochaines. 

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LEs dorades !

LEs dorades !

La semaine dernière, à la faveur d’un dimanche non travaillé, j’ai fait un aller-retour express dans le Morbihan pour aller voir des copains. C’est une maison dont mes souvenirs remontent à une autre époque, et je suis toujours aussi contente d’y retourner ; c’est le genre de choses que je ne tiens plus pour acquises - les maisons en bord de mer, les barbecues dans le jardin, les volets bleus qui s’ouvrent sur les hortensias encore dans l’ombre du matin. Merci Lucille, Mathieu, pour les dorades bien cuites et les crevettes fraîchement pêchées, les baignades du dimanche matin et les rigolades à la tombée de la nuit. Vivement les prochaines. 

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