Mes préparatifs pour le GR738

Est-il bien sérieux d’écrire cet article à J-1 du départ ? Sans doute pas, mais on va dire que c’est mieux que rien. Si les jours ne m’avaient pas filé entre les doigts, j’en aurais profité pour réorganiser mes catégories et la description sur le côté puisque c’est officiel, vous n’êtes plus sur un blog “GR34”, c’est un blog “randonnée”, tout court ; mon sac est prêt et j’y retourne demain. Youpi !

Depuis la (récente) création du GR738, je rêve d’aller traîner mes baskets dans les montagnes de Belledonne. Ce sera bientôt chose faite : lundi matin, je vais sauter dans le train Quimper-Grenoble pour enfin aller voir ce que ça donne.

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  • L’itinéraire

Le parcours est exigeant : l’itinéraire officiel fait 11 jours, 121 kilomètres et, oh, un léger détail : 11 000m de dénivelé positif. Ahem. J’ai certes un peu bataillé dans les falaises bretonnes mais je crains que ça n’ait pas grand chose à voir. Deuxième petit détail, pour diverses raisons, je n’ai que 9 jours pour faire tout ça. J’ai repassé les recommandations de la FFR à ma moulinette personnelle, en scrutant les topos pour répertorier tous les refuges, points d’eau et ravitos possibles. Pour rappel, je suis abonnée au site MonGR qui permet notamment d’extraire les traces GPX de tous les GR de France et de Navarre. En l’occurrence, là, j’ai aussi acheté le topo papier, au cas où la technologie me lâche … Je me suis également largement appuyée sur cet excellent article de Randonner Malin ; la dernière étape est passée à la trappe, et il n’y aura donc plus qu’à en doubler une. En théorie. J’ai répertorié tout ceci dans un tableur Excel - à la surprise d’absolument personne - que je communiquerai ici s’il fait ses preuves.

  • Les refuges

Qui dit “départ fin septembre” dit “tous les refuges seront fermés, dommaaaage”. Bon, l’avantage, c’est que je ne risque pas d’être embêtée par le monde. J’ai bien fait mes devoirs, cf ci-dessus, et vérifié pour chacun d’entre eux s’ils étaient gardés ou non, accessibles même hors-saison ou non, pourvus d’un point d’eau ou non. Si vous partez avant mi-juin ou après mi-septembre, c’est à mon sens indispensable.

  • Le matériel

Ma liste de matériel à jour est juste ici. Les plus attentifs auront remarqué la section “en commun” … j’ai oublié de préciser que je ne partais pas toute seule, cette fois-ci. C’est le moment de raconter que je viens de passer des semaines hilarantes à initier mon mec à la rando ultralight et qu’après s’être bien moqué de moi, je l’ai retrouvé un jour en train de faire des tableurs Excel pour calculer son nombre journalier de kilo-calories. Au secours. Qu’on se rassure : en échange, j’ai eu le droit à un exposé sur toutes les chaussures de trail du monde, classées suivant divers critères : légèreté, grip, nombre d’apparitions publiques de Jim Walmsley avec le modèle en question aux pieds. Comme je le mentionnais brièvement dans l’article précédemment, j’ai tout de même fini par sauter le pas et je vais randonner avec une exquise paire de Hoka, en l’occurence les Mafate. Ça fait quelques semaines que je les teste et je dois avouer que ce n’est pas désagréable.

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En ce qui concerne les autres changements :

  • Je pars cette fois avec des bâtons (pas trop le choix)

  • Je prends ma tente et mon matelas ; on a l’intention de dormir dans des refuges tout du long, mais partir sans abri en cas d’urgence (gros orage ou que sais-je) me semblait un peu risqué. Oui, c’est une tente une personne, et on est deux. Il va donc falloir croiser les doigts pour qu’on n’ait pas besoin de la monter.

  • Je vais randonner avec un legging. Bien que je ne trouve aucun défaut au pantalon Décathlon qui m’a accompagnée sur le GR34, je préfère - de loin - les leggings pour le sport, dont acte. En l’occurence, le modèle Patagonia Pack Out, qui ne quitte pas mon séant depuis que je l’ai reçu.

  • Pour la nuit, j’ai également racheté un collant en mérinos (Décathlon) pour remplacer mon Uniqlo pas assez chaud à mon goût, et une doudoune en cas de soirées fraîches.

  • On part avec un réchaud pour 2 - mais chacun sa popote et sa cartouche de gaz. Il y a très certainement matière à optimiser, on verra bien ce que ça donne.

  • J’ai trouvé de magnifiques chaussettes Stance. G. s’est empressé d’acheter les mêmes - pas exactement le même motif, mais bon. Etant donné qu’on a également les mêmes collants, les mêmes gants, et peu ou prou les mêmes sacs et les mêmes pompes, je crains qu’on ait l’air de Dupond et Dupont, version “Tintin dans le massif de Belledonne”.

  • Si vous avez suivi mon parcours sur le GR34, vous m’avez vue avaler des quantités absurdes de Smacks en guise de petit-déjeuner. Je vais être plus raisonnable cette fois-ci, et j’amène avec moi - la mort dans l’âme - des flocons d’avoine. Youpi.

  • J’ai délégué la préparation de la trousse de secours après un dialogue qui a ressemblé à ça :

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Une sombre histoire d’incompatibilité avec l’effort ..? Pas tout compris. Je laisse donc - avec plaisir - le spécialiste s’y coller, et je pars avec en tout et pour tout des pansements pour les ampoules.

  • J’ai misérablement craqué et suis donc désormais en possession d’une paire d’AirPods, qui sont un outrage à l’ultralight : il faut les recharger, ça consomme la batterie du téléphone, et ça pèse littéralement 5 fois le poids des écouteurs classiques. SHAME!

Avec tout ça, c’est pas encore exactement cette fois-ci que mon sac à dos sera ultralight

  • La préparation physique et mentale

Je ne suis pas sûre qu’on puisse exactement parler de préparation ; j’ai emmené mes nouvelles chaussures sur quelques footings et sur le Cap Sizun, mais rien de bien compliqué. Pour ce qui est du “mental”, je me suis contentée de bien faire mes devoirs en étudiant les topos et les cartes afin de calmer mes angoisses, qui s’expriment principalement sous la forme “OMG TOUT CE DÉNIVELÉ AU SECOURS”. C’est la façon dont je fonctionne depuis que je suis en âge d’avoir des devoirs : rien de bien nouveau sous le soleil. Je flippe tout de même un peu que Monsieur “Je cours 100 bornes dans la montagne pour le plaisir” s’ennuie sur mon rythme de chi va piano va sano, mais bon, il sait (à peu près) où il met les pieds.

Globalement, je suis vraiment très, très, très contente de repartir à l’aventure et d’aller voir ce que donne la rando à la montagne. Je risque de ne pas faire d’articles quotidiens pour préserver la batterie de mon téléphone (et puis je ne suis pas sûre que ce soit trop ça, niveau réseau …) mais j’emmène un carnet pour prendre des notes, et le compte rendu devrait arriver dans 2 semaines. D’ici là, je serai sans doute plus active sur Instagram. A très vite !

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