Mes podcasts en rando (+ quelques nouvelles d'ici)

Bonjour tout le monde ! Me revoilà pour des nouvelles (si vous êtes venu pour les podcasts, c’est plus bas !). Ca fait presque une semaine que je suis arrivée à Pors Carn et tout va bien. J’ai loué une voiture pour les deux premières semaines histoire d’être un peu autonome et je découvre à quel point on va vite quand on n’est pas à pied. La BioCoop la plus proche est à quelques kilomètres, le long d’une départementale, ce qui deviendra compliqué quand je devrai y aller à vélo … C’est la parabole du livreur de tofu (c’est une coïncidence, mais c’est précisément ce que j’étais venue y acheter). Je l’ai découverte via Mona Chollet dans Chez soi, où elle cite un article d’Augustin Berque dans le Monde Diplo, dont je reproduis un extrait ici et que je vous laisse méditer.

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“C'est ce que l'on peut illustrer par la parabole du livreur de tofu. Prenez une ville traditionnelle, bien compacte, avant la diffusion de l'automobile. Cent habitants y vont à pied acheter leur tofu au coin de la rue. Maintenant, prenez l'urbain diffus. Ces cent habitants y vivent chacun dans sa maison individuelle, isolée au bout d'une petite route au fond du paysage ; et chacun commande son tofu sur Internet. Il faut donc maintenant cent livraisons motorisées pour acheminer ces cent tofus au bout de ces cent routes. Quel est le plus écologique, la ville compacte ou l'urbain diffus ?”

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J’ai constamment les yeux rivés sur le Cap Sizun en n’arrivant pas à croire que j’ai fait tout ça, et bien plus encore. La maison est encore vide en ce début d’été ; je mets la musique à fond, et je suis allée chercher mon composteur qui trône fièrement dans l’arrière-cour. Bientôt ce sera le grand chambardement de l’été, donc j’en profite. J’ai commencé mon travail qui est sans aucun doute le job d’été le plus rigolo que j’ai eu de ma vie. Hier après-midi, temps radieux et planning vide, j’ai embarqué avec Didier pour aller voir les phoques aux Etocs (il restait des places sur le bateau) et surprise surprise, au milieu d’une chasse incroyable de fous de Bassan, on est tombés sur des dauphins … Trop de bol. Je n’ai pas encore été nager, à ma grande surprise : il faut dire qu’il y a une grande différence entre passer l’été à la plage et travailler toute la journée et se convaincre d’aller mettre autre chose que les pieds dans l’eau de Pors Carn.

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Bon, passons aux podcasts. J’en écoute beaucoup dans la vie en général et évidemment j’en ai beaucoup écouté pendant la rando. Ci-dessous, ma sélection forcément subjective …

En français :

  • Le masque et la plume : ce n’est une découverte pour personne, c’est une des émissions cultes de France Inter ; j’ai beaucoup assisté aux enregistrements quand j’étais en prépa et c’est presque aussi bien à la radio. Je suis rarement leurs recommandations car je ne suis pas une grande cinéphile mais j’ai découvert des livres formidables et surtout, l’émission est passionnante quoi qu’il arrive.

  • Les couilles sur la table : J’en ai déjà parlé sur le blog. Ce super podcast produit par Binge Audio explore les masculinités du point de vue du genre ce qui, si comme moi vous avez beaucoup lu sur les questions de féminisme, permet de voir les choses sous un angle différent. Victoire Tuaillon est une excellente animatrice et je vous conseille en particulier l’épisode avec Manon Garcia, Ce que la soumission féminine fait aux hommes, qui a révolutionné ma vie (rien que ça).

  • A bientôt de te revoir : Encore un podcast Binge Audio. Celui-ci est animé par Sophie-Marie Larrouy ; ce sont des émissions enregistrés en public avec un invité, plus ou moins connus. Je vous préviens, ne vous attendez pas à de longs entretiens intimistes : en général les questions n’ont ni queue ni tête mais pour peu que vous aimiez l’humour absurde, c’est très, très drôle.

  • Un podcast à soi : Produit par Arte Radio et présenté par Charlotte Bienaimé, ce sont de longues émissions (1h) qui explorent en profondeur un thème lié au(x) féminisme(s) : la vieillesse, le sexisme ordinaire, le sport … Je vous conseille en particulier celui sur les violences obstétricales. Bon évidemment : c’est rarement joyeux, et celui-ci est assez dur, mais essentiel, et toujours émaillé de lectures de textes très bien choisi.

  • Transfert : un désormais classique de Slate où une personne raconte une histoire incroyable, émouvante, drôle, tragique … On n’entend pas du tout la voix des producteurs, sauf au début. Les épisodes sont de qualité inégale, je trouve que globalement ceux du début étaient mieux et ils dépendent beaucoup du charisme de la personne interrogée mais certains valent vraiment le coup.

  • Les pieds sur terre : made in France Culture, vous avez des années et des années d’archives à rattraper si vous ne connaissez pas ! Là aussi, on entend très peu la voix des producteurs, qui laissent s’exprimer les personnes à qui ils tendent le micro, ce qui est vraiment trop rare. Leur série “Le grand frisson” était particulièrement intéressante.

En anglais :

  • This American Life : là non plus, je ne vais pas révolutionner votre vie, il s’agit sans doute d’un des podcasts américains les plus populaires ! Présenté par Ira Glass, il explore un thème chaque semaine, avec quelques variations : en général des reportages d’une vingtaine de minutes, parfois des fictions ; ça peut être très drôle comme très touchant. Ils ont des intervenants parfois prestigieux : je vous conseille par exemple l’épisode de Noël avec David Sedaris qui est à mourir de rire.

  • How I Built This : Un podcast de Guy Raz qui a pris énormément d’ampleur, où il interviewe des entrepreneurs sur leurs histoires et ce qui a fait leurs succès (ou pas !). Là, le présentateur a un vrai rôle et même s’il laisse la place aux personnes interrogées, ses questions permettent de les pousser dans des réflexions intéressantes.

  • Wait Wait… Don’t tell me ! : Cette émission de la NPR est en fait un quiz sur les événements (américains) de la semaine qui vient de s’écouler, en général politiques mais pas seulement. Il y a plusieurs participants / contributeurs (“panelists” en VO) et un invité plus connu : c’est immanquablement très drôle et forcément instructif.

  • Serial & The Dropout : Ce sont deux podcasts très différents mais très bons pour le binge-listening : le premier (dont il faut surtout écouter la première saison) suit un cas judiciaire passionnant et le second raconte l’histoire d’Elizabeth Holmes, qui avait fondé la startup de medtech Theranos - qui s’est révélée être une arnaque géante.

  • Backpacker Radio : à réserver à ceux qui, comme moi, sont un peu obsédés par les sentiers de la Triple Crown américaine (Appalachian Trail, Pacific Crest Trail, Continental Divide Trail) et qui n’ont pas peur d’entendre parler de gear, parfois pendant de longues minutes. Ce sont des émissions de parfois 2h avec des invités prestigieux dans leur domaine : Andrew Skurka, Heather Anderson, Scott Jurek … Si ces noms ne vous disent rien, passez votre chemin, mais dans le cas contraire : foncez !

N’hésitez pas si vous avez des recommandations de votre côté !

Le premier article, les dernières fois

Nous sommes début avril et c’est bientôt le départ à l’aventure. En ce moment, mes cafés en terrasse ont un goût de dernière fois : le printemps commence doucement à Paris mais les petits matins ont encore des airs d’hiver - sans que ça me déplaise vraiment.

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Moi aussi, je suis un peu dans l’entre-deux ; je vis mes dernières semaines à Paris en me disant que ce ne seront sans doute pas vraiment les dernières, mais après tout qui sait ?

Le temps, ces derniers jours, s’est étiré : j’ai vécu des après-midi survoltées dans mes polaires quarter-zip sur des murs d’escalades, ré-apprivoisé les terrasses parisiennes, descendu des pistes de ski à toute vitesse et fait la fête au bar d’altitude, retrouvé des amis, changé de lunettes, multiplié les soirées et les cartons. Avant les nouveaux départs, il y a les dernières fois … Je compte un peu les jours en attendant la fin, mais elle arrive trop vite.

Quand je glisse (gracieusement) vers l’avenir

Quand je glisse (gracieusement) vers l’avenir

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Il est un peu tôt pour faire le bilan ; et puis pour un premier article de blog, c’est malvenu. En parlant de ça, je suis bien contente de retrouver ce format-là : Instagram, c’est so 2018 … non ?