Jour 37 : Landévennec - Lanvéoc

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Jour 37

🌪Date : 6 juin

🌪Distance : 24 km

🌪Départ - Arrivée : Landévennec - Lanvéoc

🌪Tempête : almost there

Je me réveille ce matin alors que Marc a déjà à moitié démonté sa tente, pris son petit dej et en est à l’étape « étirements » (c’était déjà le cas hier, alors que perso, je zappe lâchement cette étape depuis le jour numéro ... 2). J’ai honte, mais visiblement pas tant que ça, puisque je prends encore de longues minutes à me réveiller devant mon café : j’aime bien prendre mon temps le matin, et de toute façon, la mairie, où l’on doit régler les emplacements, n’ouvre qu’à 9h. 

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Il fait un temps incroyable ce matin, le genre de journées où tu peux prendre ton petit déjeuner en short sur la terrasse (ou dans ce cas précis sur la cale), ce qui n’est pas si fréquent. La météo n’est pas très optimiste, ceci dit, donc on ne tarde pas et on se met en route. Je pensais qu’on allait enfin longer la mer, et même si c’est en théorie le cas, concrètement on est dans la forêt et on ne voit pas grand chose. Et évidemment, le sentier est moins facile qu’hier : Marc commence à comprendre dans quoi il s’est embarqué. C’est à ce moment-là que se déclenche une averse de grêle absolument improbable, qui dure au moins 30 secondes. Derrière, ce sont de grands ciels bleus et un joli loc’h (étang en breton) et surtout la bruyère en fleurs - la première fois pour moi depuis le début du séjour. 

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Après la pause dej, on croise trois mecs qui font eux aussi le GR (mais avec deux voitures pour faire les aller-retour) et qui nous donnent quelques conseils pour la suite. Le ciel se couvre à ce moment-là, il fait nettement moins beau et bien sûr, on est toujours embourbés dans la forêt. Assez littéralement : il y a de grands passages de boue qui nécessitent l’expérience de quelqu’un ayant regardé Koh-Lanta pendant des années. Heureusement que c’est mon cas. 

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On passe à Lanvéoc qui n’a pas du tout le charme de Landévennec mais qui a le mérite d’avoir une boulangerie d’ouverte ; au moment où on s’arrête pour enfin entamer les crêpes que je viens d’acheter, c’est le déluge. Ça ne dure pas longtemps, quelques petites minutes, mais ça a bien le temps d’imbiber la végétation - et le sentier est assez mal entretenu, donc ça pousse partout (à moins que le volume de flotte qui tombe n’engendre une croissance supersonique. Je n’exclue pas cette option). En quelques centaines de mètres, mon pantalon et mes chaussures sont tellement trempés qu’il faudrait que je les essore. Ça me dégoûte (littéralement, je détesteee avoir des trucs trempés sur moi) mais il n’y a pas grand chose à faire - à part sortir mon pantalon de pluie, mais c’est trop tard. Je regarde la carte ; on a choisi de pousser jusqu’à un camping et j’en conclus qu’on a pas vraiment le choix : il n’y a plus qu’à avancer. Marc se plaint de la qualité de mes pep talks dont le fatalisme et/ou le pragmatisme sont apparemment assez peu efficaces pour motiver les troupes. Je ne serai jamais un super leader charismatique. 

to each thEir own (ramen)

to each thEir own (ramen)

Pour conclure sur une note positive, je suggère de couper par la plage (qu’on a enfin atteinte) pour atteindre le camping. Malheureusement, Marc a aussi suivi ce blog et il sait comment ça finit en général quand je lance ce genre d’idées. Mais on n’a plus rien à perdre : on a les pieds trempés de toute façon. On finit par arriver, en ayant gagné sans doute 200m. (...) Ce soir, tout le monde parle de la tempête (Miguel de son petit nom) et de la pluie qui nous attendent demain, et c’est vrai que ça souffle déjà bien ce soir. J’ai un plan B (et même un plan C) au cas où ça craint vraiment trop. En attendant on va vaguement essayer de faire sécher les chaussures d’ici là, autant dire que c’est un vœu pieu. Mais je ne suis pas mécontente d’être dans ma tente à bouquiner en entendant le vent. Marc lui est complètement claqué de son premier-presque-25 bornes : on dirait moi il y a … 36 jours. Mouhaha

Edit : Marc vient de me faire remarquer que les commentaires étaient désactivés depuis le début ! OH NO !! C’est une erreur évidemment, je viens de les réactiver sur ce post et j’essaierai d’y penser pour les prochains.

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Jour 36 : Le Faou - Landévennec

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Jour 36

🍻Date : 5 juin

🍻Distance : 19 km

🍻Départ - Arrivée : Plougastel - Landévennec

🍻Statut Marc : bien arrivé

Réveil de folie et petit-déjeuner grandiose au Formule 1 de Plougastel. C’est de l’ironie mal venue, car j’ai payé un prix ridiculement bas pour ma chambre, donc je n’ai vraiment pas de quoi me plaindre. Mon taxi m’attend à 7h50, et pas une minute de plus, sur le parking, et m’emmène pour 40 petits euros jusqu’au Faou. Gloups. Je pensais naïvement que ce serait moins cher (sans doute parce qu’on est en province et qu’ici, c’est bien connu, les voitures roulent au chou-fleur et les gens font le taxi pour le plaisir). Je ne regrette pas mon choix ceci dit, la campagne ressemble à de la ... campagne et mon chauffeur m’assure que je n’ai rien raté. Je suis ravie de le croire. 

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Je prends un café pour attendre Marc, qui lui a la bonne idée d’être venu de Brest en car (je vous épargne le ratio prix vs mon taxi). Je crois qu’il est temps de présenter Marc, qui va passer quelques jours avec moi et que je connais depuis nos années en école de commerce (même si techniquement nous n’avons fait que nous y croiser) : digne représentant de la start-up nation, c’est le seul entrepreneur que je connais qui partage son temps entre la Drôme et le Texas. Même si je connais assez peu d’entrepreneurs, il faut avouer que c’est pas banal. Il est donc venu avec ses santiags et son chapeau. Non, je blague, mais il a par contre pris son ordinateur, car le marché de la valorisation des actifs pétroliers ne va pas se révolutionner tout seul. 

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On commence tranquillement la rando après un petit passage au supermarché : Marc est venu sans sa brosse à dents, et sans sandwich pour ce midi aussi d’ailleurs, mais je vous assure pourtant qu’il n’en est pas à sa première randonnée - ou comme on dirait en anglais avec une expression parfaitement adaptée ici : that’s not his first rodeo(rapport au Texas)(je précise). On a encore un bout de campagne à faire avant d’atteindre la mer, et ce coin-là de la Bretagne est clairement valloné par rapport au reste : il y a d’ailleurs dans le lointain une MONTAGNE DE FOLIE (330m). Je dois avouer que même si j’adore ces paysages, ça manque un peu de relief parfois. Me voici comblée. Ça se ressent sur le dénivelé du trajet, mais ça reste gentil. 

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Évidemment à force de parler on loupe un marquage, qui ne nous fait prendre qu’un léger détour avant le pont qui nous amène enfin sur la presqu’île de Crozon. Youpi ! Bon, j’avais mal regardé la carte et même si le trajet suit l’estuaire, on est dans la forêt tout du long ou presque. Heureusement il fait très beau - et le dénivelé est un peu moins clément. Pour l’instant la presqu’île tient ses promesses : c’est sauvage et, dès qu’on peut apercevoir le paysage, très beau. On va s’arrêter tôt aujourd’hui, pour de basses considérations de logiques de camping, et à 15h nous sommes déjà à Landévennec.  

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Qu’est ce qu’il y a à faire à Landévennec ? Pas grand chose. Planter nos tentes dans le camping municipal (en bord de mer, minuscule et charmant, qu’il faudra aller régler à la mairie demain). Aller voir les restes de l’abbaye (Saint-Guénolé !). Bosser un peu (pour Marc). Manger une crêpe. Flâner au soleil. Résistera à l’envie d’acheter un livre dans le café librairie. Manger de délicieuses pâtes au chorizo (vous l’aurez compris pas de mon fait, je vais rarement au delà des ramen instantanées d’habitude). Regarder la mer et le coucher de soleil incroyable ce soir. C’est un petit coin de paradis dans ce bout de la presqu’île qui n’est pas aussi fréquenté que Crozon et qui me plaît beaucoup. 


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C’était une entrée en matière pas trop douloureuse niveau kilométrage pour Marc, mais demain on devrait renouer avec mes 25 habituels. On va surtout croiser très fort les doigts pour que ça continue comme ça niveau temps car c’est bien connu, c’est moins rigolo de trinquer sous la pluie (mais c’est possible)(mais je ne veux pas me porter la poisse !!). À demain ! 

startuper au Travail

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