Le matériel

Ahhh … Le matériel. Je pourrais en parler des heures. Pardon, j’en parle des heures. J’ai sans doute perdu quelques amis dans l’histoire, même s’ils ont tous (pour l’instant) la gentillesse de ne pas lever les yeux au ciel quand je recommence à m’interroger à voix haute sur les points de comparaison entre une petite culotte de randonnée Patagonia et son équivalent Décathlon. Par exemple.

Il existe beaucoup de ressources en ligne, notamment en anglais : des reviews de produit, des gear list ou des gear shakedown, des trip reports en veux-tu en voilà ... il faut dire que le mouvement de la randonnée “ultralight” a un côté addictif. Qu’est-ce-que je vais bien pouvoir virer de mon sac pour gagner quelques grammes aujourd’hui ? Evidemment, l’idée c’est surtout de pouvoir randonner plus vite et plus loin.

Mieux comme ça, non ?

Mieux comme ça, non ?

La base, c’est d’accepter de renoncer à un certain confort ; de ne prendre que les choses qu’on est sûr d’utiliser, voire de se passer entièrement de certaines catégories de produit (tout ce qui rentre dans la case “divertissement”, typiquement). Ensuite, on choisit volontairement des versions légères de certains produits : on prend une tente avec un seul toit … voire on la remplace par une bâche. On peut également se lancer dans les modifications maison, dont l’exemple emblématique est le sciage du manche de brosse à dents. Les non-initiés peuvent lever les yeux au ciel tant qu’ils veulent, j’ai gagné 10g !! Et enfin, on passe carrément au très technique en privilégiant des matériaux ultra-légers, ou en allant encore plus loin dans la personnalisation (même si je n’ai pas encore fabriqué mes claquettes dans un tapis en mousse, je crois que ça ne saurait tarder).

Tout ceci, évidemment, peut vite coûter très cher ou transformer une randonnée en pèlerinage à la limite du chemin de croix, genre : excuse-moi, tu as pris du SAVON ??? Bon, quant à moi, j’ai à la fois un budget à respecter, une expérience en rando limitée, zéro compétence en bricolage et besoin d’un minimum de confort. Je ne rentre donc certainement pas dans la catégorie “ultralight”, même si je leur ai emprunté quelques bonnes idées - par exemple le matelas. Le résultat est en dessous ; je ferai des compte-rendus plus détaillés sur certains produits si l’expérience s’y prête. On notera que sans Décathlon, j’en serais réduite à dormir dans les buissons et à randonner en jean.

La version condensée est ci-dessous. Pour plus de détails, les prix et le poids du moindre coton-tige, mon lighterpack devrait satisfaire toutes les curiosités. Réponse à la question que vous vous posez peut-être : oui, tout ceci a été méticuleusement pesé sur ma balance de cuisine et non, je ne souhaite pas en parler.

  • Big 4” : 4.5kg

    • Sac à dos + protection pluie : Osprey Kyte 46, 1540g

    • Tente : Décathlon Trek900 Ultralight (1 p.), 1600g

    • Sac de couchage : Décathlon Trek900 0°, 985g

    • Matelas : Thermarest NeoAir XLite, 340g

  • Cuisine / Hydratation : 0.8 kg

    • Primus Express Stove, kit de cuisine Décathlon, Opinel …

  • Secours / Hygiène : 0.3 kg

    • Ecran solaire, shampoing solide, kit de secours …

  • Electronique : 0.8 kg

    • iPhone, Kindle, batterie de secours Anker, lampe frontale …

  • Divertissement / Autres : 0.4 kg

    • Kit de réparation, matos d’aquarelle, bombe lacrymo (eh oui) …

  • Habits non-portés : 1 kg

    • Pyjama, options chaudes / froide, Kway …

  • Habits portés : 0.7 kg

Total du poids de base : 7.7 kg

Total poids de base + poids porté : 8.4 kg - auxquels il faudra bien sûr rajouter eau & nourriture

NB : Les prix sont notés à titre indicatif : quelques objets sont des cadeaux, j’en possède d’autres depuis des années. Evidemment, j’ai étalé les dépenses au maximum.

Ressources :